EMBAUCHER OU IMPARTIR ?

Avril 2014 - Qu’est-ce qui est le mieux pour votre entreprise ? En 2014, la question est toujours d’actualité pour plusieurs dirigeants que je rencontre. Cela reste une décision corporative qui dépend de la vision de l’entreprise et de ce qu’elle veut faire de ses technologies à court, moyen et long terme.

Avoir le moins de problèmes possible avec les technologies en place et s’il y en a, les résoudre rapidement, répondre aux besoins de l’entreprise, contrôler les dépenses et en avoir pour son argent, investir un minimum de temps et avoir la paix d’esprit… C’est ce que la majorité des dirigeants recherchent.

Si l’objectif est seulement de répondre aux demandes ponctuelles des usagers, l’embauche est une avenue envisageable. Mais si l’entreprise souhaite se doter d’un plan d’action, avoir une vision globale et investir dans un but précis afin d’améliorer sa productivité, elle adoptera une approche plus stratégique avec un modèle d’impartition.

À TENIR COMPTE SI ON VEUT EMBAUCHER

Le défi est de trouver la bonne ressource. Il existe 3 profil : celui dont les compétences sont supérieures aux besoins et qu’il faudra garder motivé par des projets stimulants, celui dont les compétences et l’expérience sont insuffisantes pour bien servir l’entreprise et celui qui correspond le mieux au poste.

Souvent, on pense faire une économie en embauchant une ressource qui devra pratiquement faire les tâches d’un département TIC au complet : la programmation, l’administration du réseau, la gestion du personnel… C’est malheureusement impossible. En technologies, chacun a sa propre spécialité.

Par la suite, il faudra bien sûr se réserver du temps de gestion : planification du budget de formation, car il est essentiel de garder la ressource à jour, intégrer un fournisseur en prévision des problématiques techniques complexes, des vacances et des maladies et même pendant les formations puisque la ressource s’absentera du bureau, etc.

L’avantage de l’embauche est qu’on donne un service rapide aux usagers. Attention toutefois que cela ne se fasse pas au détriment d’une approche d’amélioration globale. Comme l’employeur peut devenir rapidement dépendant de la ressource, qui aura éventuellement toutes les connaissances à elle seule de l’ensemble de l’environnement technologique, il devra s’assurer que tout est bien documenté advenant un départ subi pour ne pas avoir à gérer une crise.

SI ON OPTE POUR L’IMPARTITION…

C’est que l’on choisit d’adopter une approche d’amélioration globale et d’avoir accès au bassin de connaissances et de compétences d’une équipe multidisciplinaire. On veut simplifier la gestion des TIC et des ressources humaines et ainsi se concentrer sur les besoins et défis de l’entreprise. De plus, on a accès à plus d’outils spécialisés dont notre entreprise a surement besoin.

QUELLE FORMULE D’IMPARTITION CHOISIR ?

Au départ, il faut connaître et définir ses besoins en tant qu’organisation, car il existe plusieurs modèles d’impartition. Veut-on de la maintenance et de l’entretien ? Veut-on de la proactivité ou gérer à la demande ? De quel niveau de proactivité a-t-on besoin ?

Ensuite, on confiera en partie ou en totalité la charge de notre environnement TIC. J’ai cité l’exemple de Beauce Atlas en première page de ce numéro d’avril, une entreprise de 150 employés qui a pris la décision d’impartir 100 % de ses activités TIC. Pour cette organisation, les économies parlent d’elles-mêmes.

La décision appartient donc à chaque entreprise de faire le choix de sa stratégie.