Des pertes estimées à 180 milliards de dollars d’ici 2 ans pour le marché du Cloud américain…

Des pertes estimées à 180 milliards de dollars d’ici 2 ans pour le marché du Cloud américain…

cloud_americainJanvier 2015 - Même si Google a investi une fortune pour offrir un ensemble de services des plus sécurisés sur le marché en chiffrant l’ensemble de son trafic réseau interne en 2048 bits, il n’en demeure pas moins que le gouvernement américain aura toujours droit de regard sur les données… La confidentialité de nos données dans le Cloud n’est qu’une illusion !

Il faut dire qu’une faille de sécurité importante dans le mode d’interconnexion des centres de données de Google et Yahoo a laissé une porte grande ouverte par laquelle la NSA n’a pas hésité à entrer. Elle y a puisé des centaines de millions de données utilisateurs : texte, audio, vidéo, dates de courriels avec leurs destinataires… Une valeur totale de 181 milliards.

N’empêche que Google a collaboré de son plein gré avec cette dernière, ainsi que les Microsoft et IBM de ce monde, étant contraints par les lois américaines de le faire. Se faisant écorcher au passage, ils ont changé leur fusil d’épaule en promettant à leurs clients de les aviser advenant une demande du gouvernement d’accéder à leurs données et de se battre devant les tribunaux (ben oui…) si ce dernier souhaite accéder à des informations stockées hors des États-Unis. Le Stored Communications Act ainsi que le Patriot Act prévoient effecti¬vement des clauses d’extraterritorialité... Quant au nouveau cryptage « incassable » 2048 bits de Google, il ne résistera probablement pas longtemps au supercalculateur quantique de la NSA, conçu pour venir à bout de n’importe quel chiffrement…

L’industrie du Cloud américain est mise sérieusement à l’épreuve, l’inquiétude étant grandissante du côté de la clientèle américaine et étrangère. Ainsi, on prévoit des pertes de 180 milliards de dollars d’ici les 2 prochaines années, soit 25 % des revenus de l’industrie. Les entreprises risquent fort bien de se détourner des fournisseurs américains pour l’hébergement Web, le Cloud et l’impartition, pensant que la situation sera différente ailleurs...

Sources : www.silicon.fr www.gizmodo.fr